Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe pour faire face aux nouveaux défis mondiaux

Publié le par Confédération Etudiante Sciences Po

A l’occasion de la Conférence des ministres de l’Education à Londres, la Confédération Etudiante a présenté ses 3 priorités pour la poursuite de la construction d’un espace européen de l’Enseignement Supérieur fort et compétitif à l’échelle mondiale, divers et convergeant.


1. Une stratégie d’excellence européenne

Cet objectif politique ambitieux nécessite que l’Europe se dote de pôles d’excellence mondiaux avec pour cela 2 exigences :
- Une augmentation substantielle du financement public et privé européen de l’enseignement supérieur et de la recherche.
- Une stratégie européanisée pour définir et construire ces pôles d’excellence européens.

A 3 ans de l’échéance de 2010 en France des réticences fortes existent encore sur les débats politiques majeurs pour l’avenir de l’université : l’évolution des missions de l’Université, l’autonomie des établissement et leur gouvernance, l’évaluation.

2. Nouvelle mission pour l’université : entrer dans une logique de compétences

Ainsi, de nouvelles questions se posent avec la massification de l’enseignement supérieur européen recherchée dans la perspective des objectifs de Lisbonne de construire une société de la connaissance.

L’émergence d’une mission pour l’université : « l’Insertion des Jeunes » au niveau européen, comme la Cé le demande en France, est aujourd’hui une nécessite.
Ce n’est pas uniquement rentrer dans une logique adéquationniste avec les besoins du marché de l’emploi mais aussi :
- identifier les compétences nécessaires pour s’adapter dans le monde du travail de demain (la mobilité, l’aptitude à la vie en réseau, la connaissance de son profil...)
- acquérir des compétences transversales des formations initiales
- traduire les diplômes en compétences à l’échelle de l’Europe.
Cette logique de compétences est aussi nécessaire pour développer la mobilité des étudiants, des chercheurs, des professeurs en Europe.

3. La mobilité pour construire l’Europe

L’Europe politique se construit aussi par la connaissance mutuelle, meilleur rempart à la peur de l’autre et à la xénophobie. C’est le sens que la Cé donne au nécessaire développement de la mobilité étudiante qui doit être renforcée et accompagnée, et notamment d’un point de vue des moyens financiers.

Unis dans la diversité
Enfin pour la Cé la prise en compte de la diversité des systèmes permet la construction d’un espace européen d’enseignement supérieur fort pour affronter la concurrence mondiale. Cette construction ne peut consister pour la Cé à plaquer un système national sur l’ensemble des autres, c’est aussi la diversité de l’Europe qui fait sa force.

Un projet politiquer pour l’Europe de l’Education c’est poursuivre le chemin vers un espace de vie en commun dans la paix, la liberté, la démocratie et la prospérité.

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