Des mesures sociales d’urgence et des réformes en profondeur nécessaires

Publié le par Confédération Etudiante Sciences Po

La Cé a participé aujourd’hui à l’ouverture des discussions sur les conditions de vie des étudiants. Pour la Cé il est essentiel que la réforme de l’Université ne se limite pas à des réformes de structures mais qu’elle réponde aux attentes des étudiants en particulier en matière sociale.

Pour Julie Coudry « il est nécessaire de mettre en place des mesures sociales d’urgence pour la rentrée :

- élargissement d’ALINE (allocation de rentrée universitaire) aux classes moyennes
- mensualisation des frais d’inscriptions
- versement des bourses dès la rentrée de septembre, pour que les étudiants ne soient plus les créanciers de l’Etat pendant les premiers mois de l’année universitaire ».
« Il faut également amorcer une réforme de fond du système actuel qui est insuffisant et injuste. Pour cela, la Cé demande :
- la création d’un 6ème échelon de bourse en direction des trop nombreuses familles qui sont à la marge des barèmes actuels
- La non prise en compte du revenu du salariat dans le calcul des bourses. Il faut sortir les étudiants à la fois salariés et boursiers du cercle vicieux : « je travaille car les bourses sont insuffisantes or plus je travaille moins je touche d’aides sociales ».
- Tenir le plan Anciaux, avec la construction et la réhabilitation des logements Crous prévus, afin d’atteindre d’ici 2014, 50 000 chambres Crous construites et 70 000 chambres réhabilitées.
- Garantir les logements étudiants en quantité suffisante dans les parcs privés et publics
- Développer les bourses de mobilité. A l’heure de l’évolution de la carte de formation et de l’harmonisation des diplômes, le développement des bourses de mobilité nationales et européennes est une condition indispensable pour la réalisation du parcours de formation »

La Cé a aussi demandé que la question des étudiants étrangers soit traitée dans le cadre de ces chantiers de concertation.
Enfin, pour la Cé, il faut que la ministre ne se contente pas de séances d’écoute nécessaires mais insuffisantes. Elle veut qu’une confrontation des approches puisse s’engager entre ministère et syndicats, qui ne sont pas uniquement des boites à idées mais de véritables interlocuteurs.

Pour Julie Coudry, « des mesures d’urgences sont nécessaires et doivent être traitées rapidement mais il faudra aussi prendre le temps de réformer le système dans son ensemble. »

Publié dans Actualités

Commenter cet article