La Cé s’abstient sur la Loi portant sur l’organisation de la nouvelle Université

Publié le par Confédération Etudiante Sciences Po

Paupérisation, aggravation des inégalités entre les établissements et entre les étudiants, taux d’échec en premier cycle, difficultés des étudiants pour s’insérer professionnellement : la situation faite, depuis des années, à l’université en France est indigne des défis du XXI ème siècle.


Réformer l’université française est aujourd’hui une nécessité vitale. Cela signifie qu’il faut augmenter le nombre de diplômés donc une absence de sélection à l’entrée de l’université, une réforme des aides sociales et de l’orientation et faire de l’insertion professionnelle une nouvelle responsabilité des universités.

Une nouvelle mission de l’université pour une avancée majeure !

Depuis le retrait du CPE, la Cé se mobilise pour que l’insertion professionnelle des jeunes diplômés s’améliore et revendique qu’elle devienne la 3ème mission de l’Université. Sur ce point, la Cé a obtenu satisfaction par l’article 1er de la loi. C’est un changement fondamental qui concerne particulièrement les étudiantspuisqu'il s'agit de leur avenir. La Cé s’emploiera à le faire vivre et à le développer dans les années à venir. La préinscription à l’université en contre partie du bénéfice d’un dispositif d’information et d’orientation va aussi dans le bon sens. La Cé sera vigilante sur le développement de ces dispositifs.

Un calendrier qui ne permet pas d’obtenir les garanties nécessaires

La Cé se félicite de l’« absence de sélection à l’entrée de l’université » et du contrôle national des frais d’inscription qu’elle proposera de renforcer par un amendement contre les frais d’inscription illégaux. Pour autant, l’absence de texte de travail et le calendrier très resserré n’ont pas permis l’obtention d’autres garanties pourtant nécessaires.

Démocratie universitaire, le compte n’y est pas !

Renforcer l’efficacité de gestion de l’Université, est aujourd’hui une exigence qui nécessite toutefois en contrepartie un renforcement de la démocratie interne des universités. La Cé à proposé sur ce point 4 amendements :

- Maintien de la part des étudiants dans le Conseil d’Administration à 20%
- Conserver pour les autres conseils de l’université la possibilité de délibérer
- Mise en place d’une procédure d’empêchement face au pouvoir du président
- Garantir dans la loi la liberté syndicale

Pour un Etat pilote, financeur et contrôleur

Pour la Cé, le renforcement de l’autonomie des universités, signifie un rôle accru de l’Etat dans trois domaines : pilotage, financement et contrôle. La loi comporte des manques en la matière et la Cé a proposé des amendements dans ce sens :

- préciser les conditions de recrutement de contractuels et leurs missions pour permettre l’emploi des étudiants sans remettre en cause le statut de la majorité des personnels de l’université
- établir, avant le transfert des locaux aux établissements, une convention d’état des lieux entre l’Etat, la région et l’université qui précisent les objectifs et les moyens donnés par l’Etat en matière de remise aux normes et en l’état des locaux
- garantir le taux d’encadrement par un plancher d’emplois dans le budget global
- condition d’entrée en second cycle définies par l’Etat et refus que cette compétence soit dévolue aux universités

Publié dans Actualités

Commenter cet article