Stages : le décret Bertrand n’empêchera pas les abus

Publié le par Confédération Etudiante Sciences Po

Stages, Pécresse et Bertrand ont tranché

 

Après 5 mois de travaux et de débats du comité STAPRO* Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ont tranché :

- les stages ne seront gratifiés que lorsqu’ils dépassent 3 mois (même s’ils le seront dès le premier jour ce qui constitue une avancée par rapport à la 1ère version du décret)

 

- La franchise de cotisation pour les entreprises est limitée à une rémunération de 30% (380euros)

- Face aux abus des stages, seul un "registre dans l'entreprise pour savoir qui est stagiaire ou non" est proposé par ce décret.

Face au problème d'ampleur des stages qui dure depuis des années, ce décret introduit des changements à la marge et risque de produire des effets pervers.

Abus. « Alors que l’enjeu numéro 1 est la disparition du stage hors-cursus qui se substitue à des emplois, la réponse des Ministres (le registre dans l’entreprise) n’est pas du tout à la hauteur et ne règle pas ce problème de fond. » selon Aurélien Chenuil représentant la Confédération Etudiante au comité STAPRO.

Gratification. « Alors que l’objectif est la reconnaissance et donc la gratification des stages dès lors qu’ils constituent une valeur ajoutée pour l’entreprise, les stages de moins de 3 mois ne seront pas gratifiés et ce quelque soit le niveau du stagiaire et son activité »

Franchises. « Enfin la franchise de cotisation pour les entreprises qui se limite à 30% du SMIC risque d’inciter les entreprises à ne pas dépasser ce plafond en terme de gratification. »

Il est temps en matière de stages comme dans d’autres domaines d’apporter face aux problèmes récurrents des changements profonds, structurants qui améliorent les situations. La Cé poursuivra son action face aux abus des stages afin qu’ils deviennent un véritable atout pour les étudiants.

 

*Comité des stages et de la professionnalisation des cursus universitaires

Publié dans Actualités

Commenter cet article