Mardi et Mercredi au 13 rue de l'Université: Deux jours pour changer les choses avec les listes Cé-FEDER

Publié le par Confédération Etudiante Sciences Po

La semaine de campagne touche à sa fin et l'heure du vote approche pour les étudiants de Sciences Po

 

  La participation est chaque année forte dans notre grand établissement, mais ne nous y méprenons pas, de nombreux étudiants se demandent année après année ce que change vraiment leur vote.

 

  Peu motivant bien sûr le fait que le syndicat majoritaire soit le même depuis des décennies, que son discours se base sur une vision de l'égalitarisme contraire à tout idée de justice sociale, que ce soit lui qui dicte chaque année aux étudiants les raisons de s'offusquer au lieu de porter leur indignation et leurs réelles angoisses face à l'avenir.

 

  Et pourtant, les étudiants qui postulent toujours plus nombreux depuis que Sciences Po s'est ouvert sur le monde et sur la société lui donnent chaque jour tort: accompagnement personnalisé, volonté d'accéder aux responsabilités, accès à l'emploi, internationalisation, tout s'oppose à la vision datée de l'UNEF. Or ce sont les défis auxquels doit répondre Sciences Po aujourd'hui.

 

  Dans ce Sciences Po ouvert, ou la concurrence augmente à vue d'oeil une fois même à l'intérieur, où l'insertion professionnelle n'est plus autant garantie qu'avant, dans ce Sciences Po où définition du projet personnel rime avec accompagnement privilégié et apprentissage des langues,  dans ce Sciences Po ou la Recherche du 21e siècle cherche encore sa place et ses financements, dans ce Sciences Po enfin où la justice sociale est prise pour modèle dans toute l'Europe, le conservatisme n'a plus les réponses. Il est à sec, dénonce pour survivre, bloque pour exister, refuse pour se vanter, en somme il existe sans changer.

 

  Voilà pourquoi la Cé existe depuis 2003, malgré la difficulté d'exprimer une idée dans un système de représentation verrouillé et idéologisé: elle donne la parole aux déçus de la représentation étudiante en posant les questions que l'UNEF évite parce qu'elle ne sont pas assez rentables électoralement. Mieux vaut certainement aujourd'hui dénoncer le gouvernement plutôt que de chercher des solutions à l'insertion professionnels des diplômés, à l'image de l'apprentissage.

 

  Nous voulons renouer avec ce qui fait la beauté du syndicalisme étudiant et qui s'est perdu dans le système UNEF: la spontanéïté et la volonté d'obtenir vite des avancées qui changent la vie. C'est pour cela que quand l'UNEF demande année après année des cités U, nous demandons l'accès prioritaire des étudiants au logement privé, c'est pour cela que quand l'UNEF demande un salaire étudiant de 900 euros pour tous et la suppression des bourses sur critères sociaux, nous demandons que toute aide soit attribuée à ceux qui en ont le plus besoin.

 

  Forte de ses milliers d'adhérents et de sa représentativité nationale et locale, la Cé se profile comme le syndicalisme de demain et est déjà majoritaire dans plusieurs universités. 

 

  Pour changer les choses à Sciences Po, nous avont besoin de vos voix !

 

Publié dans Actualités

Commenter cet article