Retraites: les étudiants veulent un projet de société basé sur la justice sociale qui permette de sauvegarder le système par répartition

Publié le par Confédération Etudiante Sciences Po

 

Après la seconde guerre mondiale, notre pays a fait le choix ambitieux de la solidarité intergénérationnelle, en créant un système de retraite financé par les cotisations sociales afin de permettre à tous de bénéficier d’un revenu de remplacement une fois l’âge de la retraite atteint.


Aujourd’hui notre système de retraite par répartition accuse de lourds déficits et les étudiants s’interrogent sur la possibilité de bénéficier d’une retraite quand viendra leur tour d’en bénéficier.


Défendre le système de retraite par répartition basée sur la solidarité intergénérationnelle, c’est  permettre de l’adapter à la société actuelle, de répondre aux nouveaux défis, de réduire concrètement les inégalités en le basant sur des principes de justice sociale.

 

Aujourd’hui, les situations des étudiants diffèrent suivant l’âge du premier emploi. Nous entrons plus tard sur le marché de l’emploi (24 ans en moyenne) et les 40 ans de cotisation nécessaires portent l’âge d’accès à la retraite d’ores et déjà bien après 60 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

 

La justice sociale qui doit animer notre système de retraite par répartition, doit garantir que la solidarité intergénérationnelle puisse permettre à ceux qui ont eu un métier reconnu pénible, exposé à des matières dangereuses, imposant une carrière longue de pouvoir choisir leur retraite et de partir plus tôt. Sans ces principes, toute solution unique d’âge de départ est  source de creusement des inégalités et d’injustice entre les salariés.

 

Au-delà de l’âge de départ à la retraite, nous n’avons pas entendu de solutions nécessaires à la garantie du financement de notre protection sociale.

 

Nous ne voulons pas remettre la reforme à demain car le statu quo n’est plus possible. La situation nous impose de trouver de nouveaux moyens pour retrouver l’équilibre et d’investir dès aujourd’hui et pour demain dans la jeunesse.

 

  • L’emploi des jeunes : notre pays a un des taux d’emploi des jeunes les plus faibles d’Europe. Or c’est l’augmentation du nombre de salariés cotisants qui permettra de réduire les déficits structurels.
  • Favoriser la réussite des étudiants salariés à l’Université  en les accompagnant par des dispositifs financiers et pédagogiques.
  • Permettre que les périodes de stages puissent participer au financement de nos retraites.
  • Répartir également l’effort entre les revenus du travail et les revenus du capital afin que l’effort de financement ne repose pas uniquement sur les seuls salariés.

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