Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 15:43

Au beau milieu de la polémique déclenchée par les propos de Pierre Tapie, président de la conférence des Grandes Ecoles et de l’ESSEC, qui refuse d’essayer d’atteindre les objectifs de 30% de boursiers, Sciences Po est couramment citée en bien ou en mal par les deux camps. Les propos ahurissants que nous entendons sur le dispositif des Conventions Education prioritaires, tels ceux d’Eric Zemmour qui a une fois de plus raté une occasion de se taire, nous poussent à réagir pour rétablir la vérité et réaffirmer notre conviction de la justice sociale.

Plusieurs affirmations ressortent dans les propos des autoproclamés « défenseurs de l’égalité républicaine » : premièrement, les CEP seraient un mécanisme de discrimination positive à l’américaine consistant à recruter des quotas de pauvres et de minorités ethniques. Deuxièmement cette arrivée de personnes non méritantes se traduiraient par l’effondrement du niveau, la baisse du diplôme sans que ces mêmes étudiants n’en tirent un avantage à la sortie.

Mettons donc les points sur les i.

Sciences Po recrute par les CEP des étudiants sélectionnés par leur lycée d’origine pour suivre une formation plus poussée. Ils doivent passer deux oraux révélant leurs aptitudes scolaires mais également leurs atouts personnels justifiant que l’on leur donne une chance. C’est donc un recrutement sur des critères élargis qui ne se limitent pas aux qualités révélées par une dissertation écrite. Pas de discrimination positive donc.

Ensuite, n’en déplaise à Pierre Tapie, il n’y a pas de lien entre le nombre de boursiers et l’évolution du niveau. Les statistiques montrent que les étudiants de CEP rattrapent très vite leur retard et au moment de la sortie du diplôme leurs résultats sont identiques à ceux venant des autres filières, ce qui leur vaut une insertion professionnelle également similaire. C’est pour ces raisons que nous avons soutenu pleinement depuis le début ce dispositif, parfois seuls.

Ceci valide notre modèle de la justice sociale : chacun doit pouvoir avoir les mêmes chances de réussite indépendamment de son origine sociale. Ceci implique de tendre la main à ceux qui n’auraient pas osé tenter leur chance dans un milieu étranger au leur. Il existe effectivement des inégalités entre les groupes sociaux dans le rapport qu’ils entretiennent avec les études mais ceci ne détermine pas que des groupes entiers doivent être condamnés à rester en bas de l’échelle sociale. Ceux qui refusent de donner une opportunité à chacun de tenter sa chance sont les vrais ennemis de la méritocratie contrairement à ce qu’ils prétendent.

Cette conception implique de renouveler les critères que le système scolaire impose pour effectuer la sélection. On ne juge pas du potentiel total d’un individu sur une dissertation. Il existe bien des qualités qui comptent également voire plus. Si le processus de sélection fait apparaître des différences disproportionnées entre les groupes sociaux, c’est qu’il est biaisé.

A la Cé, nous croyons que l’action collective peut contribuer à changer les mentalités et les structures de la société face aux archaïsmes d’une certaine gauche et d’une certaine droite. C’est un combat très large, qui ne se limite d’ailleurs pas à la diversification de l’élite scolaire, mais il importe que chacun y contribue à son niveau, là où il le peut. C’est pour cela que nous avons défendu et obtenu cette année une démocratisation du concours avec un oral et des épreuves décentralisées.

C’est pour cela que nous invitons tous ceux qui se reconnaissent dans ces conceptions et ces valeurs à nous rejoindre et à voter pour nos listes les 8 et 9 février.

Mathieu Albouy

Président de la Cé Sciences Po

Elu à la Commission Paritaire


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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 12:53
Sciences Po, vendredi 11 décembre – Les sièges orangés de l’amphithéâtre Jean Moulin sont loin d’être tous occupés ce vendredi soir. Mais qu’importe : les dessinateurs Charb et Riss, qui dirigent la rédaction de Charlie Hebdo, ne manquent pas de mettre de l’ambiance. Même si le sujet de la conférence est sérieux: la liberté de la presse en France. Un débat organisé par le syndicat Confédération étudiante.

"Aller sur le terrain"

Antonio Fischetti, qui tient la rubrique scientifique dans l’hebdomadaire satirique, explique qu’il est réticent à utiliser Internet en tant qu’outil exclusif d’information. Ceux qui produisent l’information doivent aller sur le terrain, souligne-t-il: « Sur Internet, on a trois millions de résultats, qui ne sont en fait que la même information répétée […] qui sont parfois de seconde, de troisième main». Pour Fischetti, cela éloigne le journaliste du rapport au réel, primordial pour relayer une information, celle-ci ne se suffisant pas à elle-même et devant être enrichie par une analyse. Et de regretter ce « journalisme Google ».

« Un journal papier est une succession d’articles amenant à une pensée construite », complète Riss, déplorant par la même occasion une parcellisation de l’information sur le web.

"Censure"

La presse gratuite, tant critiquée d’habitude, n’a pas pris trop de gifles dans ce débat. Sa gratuité n’en fait pas une vraie concurrente pour Charlie dont les recettes dépendent uniquement du nombre de lecteurs qui achètent le journal. « Même si l’absence de financement nous confère une situation matériellement loin d’être abondante, nous avons la possibilité de parler de tout ce que l’on souhaite », juge Charb. « Notre seule censure, ce sont les procès qui nous sont intentés », complète-t-il.
presse-internet

Et le journalisme à Charlie va continuer à se pratiquer comme ça, conclut Riss, parce que, dit-il, « J’ai envie de traverser la vie en me marrant »


Source: Streetpress.com
Publié dans : Actualités
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 12:16

Le lundi 14 décembre se tenait sur le campus de Paris un Conseil de direction, rassemblant les représentants du personnel, des enseignants et des étudiants. Les deux votes principaux qui ont eu lieu concernaient la réforme d’accès au collège universitaire et une augmentation des frais d’inscriptions!

La réforme d’accès au premier cycle correspond aux revendications que nous avions émises lors du débat public entre les syndicats et Richard Descoings. Le concours aura lieu en juin et comportera une épreuve orale.

Comme l’avait souhaité la Cé, les épreues écrites se dérouleront également en région, sur les sites les campus délocalisés. Elles seront au nombre de quatre : culture générale, histoire, langue et une épreuve à option (littérature, mathématiques appliquées ou un sujet sur documents et tableaux statistiques). Cette réforme de l’admission correspond à notre volonté d’avoir un concours moins discriminant socialement  et plus ouvert à l’ensemble du territoire français et nous en sommes satisfaits.

La Cé a par contre voté contre l’augmentation des frais de scolarité de 3% en moyenne par tranche.


Il y a un an, la Cé avait, contrairement à l’UNEF, participé aux négociations et voté pour la réforme des frais de scolarité car l’augmentation s’accompagnait d’un projet de développement à long terme de notre établissement, le projet Sciences Po 2013, qui prévoyait le refondamentalisation du premier cycle et l’ouverture  à l’international.

D’autre part, cette réforme permettait plus de justice sociale avec l’instauration de droits progressifs. Les boursiers et les élèves dont le revenu des parents est en dessous de 37000 euros sont depuis exonérés de droits.

Mais l’augmentation proposée aujourd’hui par Richard Descoings est innacceptable. Tout d’abord, il n’y a pas eu de concertation avec les représentants étudiants, ce que nous regrettons. Ensuite, nous ne pouvons accepter une nouvelle augmentation, six moins après la dernière, qui n’implique aucune nouvelle réforme ou mesure allant dans le sens des étudiants. Enfin et surtout, cette augmentation ne peut être assimilée à un ajustement dû à une évolution du niveau des prix car elle est de 3% en moyenne pour chaque tranche alors que l’inflation s’élève à 0,2% en France en 2009. D’autre part, les étudiants dont le foyer fiscal des parents n’est dans l’Union Européenne voient les frais s’élever encore. La Cé avait réussi l’année dernière à ramener leur frais de 13000 à 12000 euros par an. Mais la direction a proposé aujourd’hui une augmentation de 500 euros.

Nous restons mobilisés sur toutes ces questions.

Publié dans : Comptes-rendus
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 19:51
La Confédération étudiante et Charlie Hebdo investissent l’Université et les Grandes Ecoles pour poser le débat sur l’avenir de la liberté d’expression, les dangers de la censure, le développement de l’information instantanée sur le net et l’expansion des journaux gratuits.

A l’heure où nous constatons la montée des formes d’expression totalitaires comme en Iran, en Guinée, au Gabon ou en Chine, nous constatons chaque et à notre niveau des attaques contre les libertés individuelles. Nous voyons dans notre université, notre ville, un recul de l'entrain démocratique, de la liberté, et un regain du repli sur soi.

Sciences Po est un lieu ou les jeunes d’une même génération se rencontrent et construisent leur parcours, leurs pensées, quelles que soit leurs origines ethniques et sociales. C’est un espace de réflexion et de débat pour construire la société de demain. Pour nous, un cadre parfait pour débattre de ce sujet fondamental qu'est la liberté d'expression à travers les enjeux de la liberté de la presse.


En effet, depuis la parution des tous premiers pamphlets, des toutes premières caricatures, la liberté d’expression, la presse libre, ont permis de poser les grands et petits débats de société qui ont construit la Démocratie.


Mais qu’en sera-t-il demain ?
La presse papier payante doit elle survivre ?
Toutes les opinions, toutes les informations ne sont-elles pas déjà accessibles
à tous et gratuitement sur le Net ?
Est-ce que la caricature peut encore être un moyen de liberté, de réflexion ?
Un journal engagé sans publicité comme Charlie Hebdo peut il encore exister, doit il exister?



C’est ce débat auquel la Confédération étudiante Sciences Po vous invite:


Vendredi 11 Décembre à 17h30
Au 13 Rue de l’Université, Amphi Jean Moulin.



Venez nombreux participer à ce débat illustré en direct par les dessinateurs de Charlie Hebdo !


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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 14:12


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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 09:02
Communiqué de presse national du Dimanche 8 Novembre 2009

Le 9 novembre 1989, tombait le mur de Berlin symbole du joug totalitaire sur les pays d’Europe de l’Est ; déjà 20 ans.

Etudiants d’aujourd’hui nous étions très jeunes ou même pas encore nés. Nous n’avons donc pas vécu avec le mur de Berlin au quotidien. Cependant, nous éprouvons tous les jours ses conséquences et notre engagement pour la démocratie et la liberté est total.

En effet pour la Confédération étudiante, ce vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin doit servir à rappeler que la démocratie est un combat quotidien et qu’elle est encore niée dans de nombreux pays et même parfois écornée dans le notre.

Les jeunes d’Europe s’engagent pour que les libertés fondamentales et la démocratie soient respectées partout dans le monde. Nous croyons à l’Union européenne. C’est un cadre commun qui nous permet de concrétiser nos aspirations. Nous entendons continuer à construire cet espace démocratique de vie en commun pour permettre à tous les citoyens de connaitre la paix et la dignité. Cette croyance à un idéal européen nous a conduits à soutenir en 2005 la Constitution européenne.


"la démocratie est un combat quotidien"


Ces commémorations et ses festivités doivent nous rappeler qu’en ce moment même un autre mur de la honte en Géorgie est en train d’être construit ; les Droits de l’Homme en Russie sont bafoués en permanence, les dissidents sont traqués, puis éliminés. La chute du communisme en URSS a donné naissance à un régime autoritaire en Russie, réhabilitant impunément la période stalinienne, oubliant tous les crimes commis contre ses propres citoyens pendant 70 ans.


Nous éprouvons aujourd’hui le sentiment que l’Histoire, si elle ne se répète jamais, elle a la fâcheuse tendance à balbutier ! Nous apportons notre soutien à tous ceux qui se battent pour la démocratie et la liberté: de l’Iran à Cuba, de la Guinée à la Russie en passant par la Chine. Pour nous et pour eux, les valeurs de liberté, de démocratie, de justice et de respect doivent triompher !


publié sur http://www.confederation-etudiante.org

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 13:31

Aujourd'hui, de nombreux aspects de la politique des langues à Sciences Po sont encore très loin de l'ambition internationale affichée par l'Institution, et c'est un point central du programme de la Confédération étudiante que de s'engager pour des améliorations concrètes de cette situation.


En effet, dans le contexte européen et mondial actuel, la reconnaissance de nos diplômes, et notre réussite à tous, étudiants de Sciences Po, passe plus que jamais par une mise en avant des compétences linguistiques et de la maitrise d'un environnement international. Or, cela passe obligatoirement par un encouragement et une meilleure reconnaissance des acquis linguistiques:


Dans ce cadre, et face aux attentes des étudiants, il est inacceptable qu'à Paris, un étudiant ne puisse pas choisir d'étudier deux langues vivantes librement même s'il en a la volonté, et il est de même inacceptable qu'à Sciences Po, notre niveau linguistique en fin de cursus soit sanctionné uniquement par un diplôme interne et ainsi illisible pour les grandes institutions internationales, les entreprises, mais aussi le monde universitaire.


Partant de cette réalité étudiante, et ayant déjà interpellé les responsables des langues de Sciences Po sur la situation, la Cé revendique les propositions suivantes et demande avec cette pétition le soutien des étudiants afin d'obtenir:


-la liberté pour tous les étudiants de choisir une LV2 Dès qu'ils possèdent un niveau 2 en anglais.

-le passage du TOEFL ou du IELTS compris dans le cadre du diplôme de Sciences Po.


Fidèle à ses valeurs démocratiques, la Cé s'adresse à toi pour que tu signes et que tu fasses signer cette pétition, car c'est ensemble, et seulement ensemble, que nous obtiendrons des avancées.


Etudiants de Sciences Po, signez dès maintenant la pétition:


Avec la Cé, osons une politique des langues ambitieuse à Sciences Po!


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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 15:59
 

La Cé, le syndicat étudiant



La crise globale que nous connaissons aujourd’hui nous oblige à nous remettre en question et à apporter des so­lutions innovantes aux questions qu’en tant qu’étudiants de Sciences Po, nous nous posons.

 

 

Ce sont des pratiques et des mentalités qu’il faut changer. C’est une politique globale, écartant les solutions uniques et toujours injustes qui est nécessaire.

Si être étudiant aujourd’hui, c’est se fixer comme objectif l’ob­tention d’un diplôme, nous n’avons toutefois plus comme seule activité les études et la simple acquisition d’un savoir acadé­mique.

 

 

Être libre, c’est être et rester dérangeants, notamment quand il faut bousculer les situations et les ordres établis qui maintiennent et confortent les inégalités. Nous devons pouvoir réaliser nos projets de vie et nos ambitions quelle que soit notre situation sociale d’origine.

 

 

Nous ne voulons pas vivre dans la dépendance, mais au contraire tracer notre chemin et acquérir notre autonomie à travers la construction de notre parcours.

Nous voulons promouvoir un système qui allie responsabilité et solidarité, un système fondé sur la justice sociale.

 

 

Être responsable et autonome, cela signifie pour la Cé, pouvoir faire ses choix et de les assumer. L’Etat doit donc jouer pleinement son rôle d’ascenseur social en donnant plus à ceux qui en ont le plus besoin et rétablir une certaine égalité en permettant à chacun de pouvoir faire ses choix. L’Etat doit faire confiance à sa jeunesse!

Le refus de la tutelle des partis

 

 

La Cé agit de façon autonome et refuse la tutelle de tout parti politique.

Certains verrouillent notre milieu et réalisent ce tour de force permanent qui consiste à dénoncer le système tout en bloquant toute tentative de le réformer.

Contre ceux qui mettent en coupe réglée la jeunesse, nous affirmons le rôle politique propre du syndicat.

 

 

Ainsi, en 2006, nous étions, plus 2 millions à manifester contre le CPE, une énième mesure où nous devions servir de variable d’ajustement du marché du travail. 2 années chrono pour se faire virer : c’était inadmissible !

 

 

"Nous affirmons le rôle politique propre du syndicalisme"

 

 

Notre action collective, avec les salariés, a montré que la solida­rité intergénérationnelle était bien vivace contrairement à ce que certains ont voulu nous faire croire en nous proclamant généra­tion sacrifiée…

 

 

Démarche inédite dans le milieu universitaire, nous avons tou­jours refusé de céder à la facilité, de nous arrêter aux victoires acquises ou encore d’utiliser le malaise des étudiants pour entre­tenir une officine partisane à des fins électorales et déconnectée des véritables intérêts des étudiants.


Replacer enfin le syndicat dans son champ d’action, c’est affir­mer pouvoir gagner de nouveaux droit pour les étudiants et participer à la construction de la société que nous voulons.

Le choix du syndicalisme

 

Nous sommes une force de conviction qui réunit des étu­diants de différents horizons.

Notre syndicalisme est un lieu d’engagement nécessaire pour ceux qui combattent le repli sur soi et l’ignorance ; pour ceux qui défendent les valeurs de liberté, responsabilité et justice sociale et oeuvrent pour que tous accèdent à la dignité.

 

 

Notre capacité à susciter l’adhésion a fait ses preuves et montre notre utilité au quotidien dans les facs. C’est par un rapport de force durable et efficace appuyé sur des propositions concrètes que nous gagnons de nouveaux droits pour les étu­diants et faisons progresser notre vision du monde.

 

 

À la Cé, nous avons donc fait le choix du syndicalisme. L’expression de la société civile a trop souvent été passée sous silence.

Pour nous, l’existence de syndicats autonomes comme contre-pouvoirs est au contraire indispensable au bon fonctionnement de notre démocratie.

 

 

Ainsi, en 2007, suite à l’interpellation des trois candidats à l’élec­tion présidentielle, nous avons gagné une victoire impor­tante pour les étudiants, la première étape d’un changement de fond dans l’enseignement supérieur français : l’insertion professionnelle des étudiants, comme troisième mission de l’université !

C’est seulement en étant fermes et exigeants que des chan­gements porteurs d’avenir pourront voir le jour.

 

 

Cette année à Sciences Po er dans toutes les universités, on vote ! Nous renouvelons nos repré­sentants étudiants dans les différents conseils et au CROUS.

C’est pourquoi, avec la Cé, participer à l’action collective dès maintenant signifie construire la route qui mènera aux victoires de demain !

Du 1er mai 1886 à aujourd’hui, le mou­vement syndical est en perpétuelle mu­tation. C’est sa particularité, mais c’est aussi sa force. C’est ce qui en fait tout son attrait.

Le syndicat est à l’heure actuelle la plus ancienne forme active d’organisation. Pour le fondateur des bourses du travail, Fer­nand Pelloutier, c’est par le syndicalisme qu’il est possible de construire une « so­ciété d’hommes fiers et libres ».

 

 

Aujourd’hui, aucun syndicat étudiant ne peut se suffire à lui-même, c’est préférer l’hypocrisie à la transparence que de le nier. C’est pourquoi, nous avons signé un contrat d’association avec la CFDT le premier syndicat de salariés, fondé sur une conception partagée du syndi­calisme.

Des relations d’égal à égal entre nos deux organisations, permettent de formaliser un lien de coopération qui soit solide et du­rable sans qu’il soit ni organique ni tuté­laire.

La situation de l’étudiant est largement ouverte au-delà de l’université. De nom­breuses problématiques lient le monde étudiant et le monde du travail. Avec la CFDT, cela nous permet de travailler sur le salariat étudiant et les jobs saisonniers, l’insertion professionnelle et encore la question des stages...

 


Nous retrouvons également dans des ac­tions communes comme lorsque nous avions soutenu le OUI au Traité Constitu­tionnel Européen. Car nous sommes Eu­ropéens, l’Europe c’est notre héritage et notre avenir. C’est dans ce cadre que doit se construire l’université de de­main.

 


Aujourd’hui, nous continuons à combattre la peur de l’autre et les extrêmes qui sont un frein à la démocratie. Notre engage­ment en faveur des droits de l’homme et contre les totalitarismes s’inscrit dans un combat global.

C’est pourquoi, 20 ans après la chute du mur de Berlin, nous devons rester vigilants et agir pour que la démocratie puisse exis­ter là où elle est niée.

La CFDT a soutenu le syndicat polonais So­lidarnosc, il y a maintenant plus de 20 ans. À la Cé aussi, nous nous engageons au côté des démocrates qui luttent pour la liberté comme récemment en Iran lorsque que le gouvernement a réprimé dans le sang le mouvement étudiant.

 

 

Créer du lien social dans notre IEP, sur tous les campus en régions, dans nos cités U, notre quartier, puis notre entre­prise, c’est plus qu’un simple objectif de notre engagement, c’est aussi défendre une vision de la société mue par des va­leurs fédératrices.

Nous refusons que notre avenir se fasse sans nous. Chacun d’entre nous peut apporter sa pierre à l’édifice : partout, nous prenons nos vies en main !

 

 

Une bataille politique s’engage Sciences Po et dans la société tout entière. Participe à une aventure collective, rejoins la Cé, et sois acteur du changement!

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 13:31

Lundi 19 octobre dernier,  le Conseil de Direction de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, en présence de Monsieur le Directeur  Richard Descoings,  a exprimé un vote favorable à une réforme de l’examen d’entrée à Sciences Po.

"Cette réforme va dans le bon sens
"

Dorénavant, le concours aura lieu au mois de juin et comportera une épreuve orale pour les étudiants qui n’auraient pas atteint une certaine moyenne aux épreuves écrites. Les épreuves, comme l’avait souhaité la Cé, se dérouleront également en région.

Cette réforme va dans le bon sens car, tout en réduisant un certain nombre de biais sociaux entretenus par cette procédure d’admission, elle permet de poser le débat de l’excellence et de l’attractivité  de Sciences Po.

Aujourd’hui, le seul examen d’entrée sélectif comme la simple mention « Diplôme de Sciences Po » ne suffit plus à valoriser les formations.  En effet, c’est l’excellente insertion professionnelle pour les étudiants à la sortie des masters, donc des taux de placements élevés, qui contribuent à l’attrait des formations et à la forte proportion d’élèves qui passent le concours. L’excellence des formations académiques contribuent aussi à cette attractivité.

"S'engager sur l'excellence académique"

La Cé estime qu’il est important de  continuer l’engagement pris par le projet Sciences Po : objectif 2013 sur l’excellence académique et les débouchés des masters pour permettre à Sciences Po de conserver son attractivité. Car si demain cela venait à disparaître, ce n’est sûrement pas un concours aussi difficile soit-il qui maintiendra Sciences Po dans le top du classement des universités à l’international.

Enfin, la Cé exige que cette réforme soit accompagnée par la constitution d’une cellule d’information. Elle devra permettre de communiquer aux lycéens les changements apportés afin qu’il puisse se présenter à l’examen dans les meilleures conditions.

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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 14:22
Lors du Conseil de Direction de SciencesPo du 19 Octobre, Richard Descoings a été interrogé sur le nouveau réglement limitant l'accées des étudiants des campus délocalisés à 5 prêts par semestre.

La Confédération étudiante se félicite que le Directeur ait reconnu dans ce réglement une rupture de l'égalité entre les étudiants de Paris et ceux des campus délocalisés, rejoignant notre position (voir l'article de la Cé à l'origine des négociations).

En ce qui concerne les solutions à apporter, Richard Descoings a approuvé dès à présent une augmentation immédiate du plafond de prêts afin de permettre à tous les étudiants d'étudier dans de meilleures conditions pendant ce semestre.

Si notre position cohérente et des revendications claires dès le départ ont permis cette avancée concrète pour les étudiants, la Cé reste néanmoins vigilante concernant l'égalité d'accès aux ressources pédagogiques entre étudiant de Sciences Po à l'avenir.


"Une position cohérente et des revendications claires"


Face au double discours de certaines organisations qui refusent les avancées concrètes devant les étudiants en les acceptant en Conseil, la Cé s'engage seule par rapport à sa victoire:


Toute demande de prêt légitime qui serait à l'avenir refusée par la bibliothèque et signalée à la Cé sera portée devant la Direction. Pour nous, c'est une question d'efficacité et de responsabilité syndicale.


Pour la Cé, l'augmentation des droits de scolarité crée des attentes légitimes des étudiants concernant l'amélioration des conditions d'études, notamment des bibliothèques à Paris et en région, la rénovation et l'enrichissement de ces mêmes bibliothèques, l'engagement de nouveaux personnels. Ce sont des engagements qui font partie du projet Sciences Po 2013 et sur lequel la Cé continuera d'être ferme et exigeante.

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