Le 9 novembre 1989, tombait le mur de Berlin symbole du joug totalitaire sur les pays d’Europe de l’Est ; déjà 20 ans.
Etudiants d’aujourd’hui nous étions très jeunes ou même pas encore nés. Nous n’avons donc pas vécu avec le mur de Berlin au quotidien. Cependant, nous éprouvons tous les jours ses conséquences et
notre engagement pour la démocratie et la liberté est total.
En effet pour la Confédération étudiante, ce vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin doit servir à rappeler que la démocratie est un combat quotidien et qu’elle est encore niée
dans de nombreux pays et même parfois écornée dans le notre.
Les jeunes d’Europe s’engagent pour que les libertés fondamentales et la démocratie soient respectées partout dans le monde. Nous croyons à l’Union européenne. C’est un cadre commun qui nous permet
de concrétiser nos aspirations. Nous entendons continuer à construire cet espace démocratique de vie en commun pour permettre à tous les citoyens de connaitre la paix et la dignité. Cette
croyance à un idéal européen nous a conduits à soutenir en 2005 la Constitution européenne.
"la démocratie est un combat quotidien"
Ces commémorations et ses festivités doivent nous rappeler qu’en ce moment même un autre mur de la honte en Géorgie est en train d’être construit ; les Droits de l’Homme en Russie sont bafoués en
permanence, les dissidents sont traqués, puis éliminés. La chute du communisme en URSS a donné naissance à un régime autoritaire en Russie, réhabilitant impunément la période stalinienne, oubliant
tous les crimes commis contre ses propres citoyens pendant 70 ans.
Nous éprouvons aujourd’hui le sentiment que l’Histoire, si elle ne se répète jamais, elle a la fâcheuse tendance à balbutier ! Nous apportons notre soutien à tous ceux qui se battent pour la
démocratie et la liberté: de l’Iran à Cuba, de la Guinée à la Russie en passant par la Chine. Pour nous et pour eux, les valeurs de liberté, de démocratie, de justice et de respect doivent
triompher !
Aujourd'hui, de nombreux aspects de la politique des langues à Sciences Po sont encore très loin de l'ambition internationale affichée par l'Institution, et c'est un point central du
programme de la Confédération étudiante que de s'engager pour des améliorations concrètes de cette
situation.
En effet, dans le contexte européen et mondial actuel, la reconnaissance de nos diplômes, et notre réussite à tous, étudiants de Sciences Po, passe plus que jamais par une mise en avant
des compétences linguistiques et de la maitrise d'un environnement international. Or, cela passe obligatoirement par un encouragement et une meilleure reconnaissance des acquis linguistiques:
Dans ce cadre, et face aux attentes des étudiants, il est inacceptable qu'à Paris, un étudiant ne puisse pas choisir d'étudier deux langues vivantes librement même s'il en a la volonté, et il est
de même inacceptable qu'à Sciences Po, notre niveau linguistique en fin de cursus soit sanctionné uniquement par un diplôme interne et ainsi illisible pour les grandes institutions
internationales, les entreprises, mais aussi le monde universitaire.
Partant de cette réalité étudiante, et ayant déjà interpellé les responsables des langues de Sciences Po sur la situation, la Cé revendique les propositions suivantes et demande avec cette
pétition le soutien des étudiants afin d'obtenir:
-la liberté pour tous les étudiants de choisir une LV2 Dès qu'ils possèdent un niveau 2 en anglais.
-le passage du TOEFL ou du IELTS compris dans le cadre du diplôme de Sciences Po.
Fidèle à ses valeurs démocratiques, la Cé s'adresse à toi pour que tu signes et que tu fasses signer cette pétition, car c'est ensemble, et seulement ensemble,
que nous obtiendrons des avancées.
Etudiants de Sciences Po, signez dès maintenant la pétition:
Avec la Cé, osons une politique des langues ambitieuse à Sciences Po!
La crise globale que nous connaissons aujourd’hui nous oblige à nous remettre en questionet à apporter des solutions innovantes aux questions qu’en tant qu’étudiants de Sciences Po, nous nous posons.
Ce sont des pratiques et des mentalités qu’il faut changer.C’est une politique globale, écartant les solutions uniques et toujours injustes qui est nécessaire.
Si être étudiant aujourd’hui, c’est se fixer comme objectif l’obtention d’un diplôme, nous n’avons toutefois plus comme
seule activité les études et la simple acquisition d’un savoir académique.
Être libre, c’est être et rester dérangeants, notamment quand il faut bousculer les situations et les ordres établis qui maintiennent et confortent les inégalités. Nous devons pouvoir
réaliser nos projets de vie et nos ambitions quelle que soit notre situation sociale d’origine.
Nous ne voulons pas vivre dans la dépendance, mais au contrairetracer notre chemin et acquérir notre autonomieà travers la construction de
notre parcours.
Nous voulons promouvoir un système qui allie responsabilité et solidarité,un système fondé sur la justice sociale.
Être responsable et autonome, cela signifie pour la Cé, pouvoir faire ses choix et de les assumer.L’Etat doit donc jouer pleinement son rôle d’ascenseur social en donnant plus à ceux qui en ont le plus besoin et rétablir une certaine
égalité en permettant à chacun de pouvoir faire ses choix. L’Etat doit faire confiance à sa jeunesse!
Le refus de la tutelle des partis
La Cé agit de façon autonome et refuse la tutelle de tout parti politique.
Certains verrouillent notre milieu et réalisent ce tour de force permanent qui consiste à dénoncer le système tout en
bloquant toute tentative de le réformer.
Contre ceux qui mettent en coupe réglée la jeunesse, nous affirmons le rôle politique propre du syndicat.
Ainsi, en 2006, nous étions,plus 2 millions à
manifester contre le CPE, une énième mesure où nous devions servir de variable d’ajustement du marché du
travail. 2 années chrono pour se faire virer : c’était inadmissible !
"Nous affirmons le rôle politique propre du syndicalisme"
Notre action collective, avec les salariés, a montré que la solidarité intergénérationnelle était bien vivace
contrairement à ce que certains ont voulu nous faire croire en nous proclamant génération sacrifiée…
Démarche inédite dans le milieu universitaire, nous avons toujours refusé de céder à la facilité, de nous arrêter aux
victoires acquises ou encore d’utiliser le malaise des étudiants pour entretenir une officine partisane à des fins électorales et déconnectée des véritables intérêts des étudiants.
Replacer enfin le syndicat dans son champ d’action, c’est affirmer pouvoir gagner de nouveaux droit pour les étudiants et participer à la
construction de la société que nous voulons.
Le choix du syndicalisme
Nous sommes une force de conviction qui réunit des étudiants de différents horizons.
Notre syndicalisme est un lieu d’engagement nécessaire pour ceux qui combattent le repli sur soi et l’ignorance ; pour ceux
qui défendent les valeurs de liberté, responsabilité et justice sociale etoeuvrent pour que tous accèdent à la
dignité.
Notre capacité à susciter l’adhésion a fait ses preuves et montre notre utilité au quotidien dans les facs. C’est
parun rapport de force durable et efficaceappuyé sur des propositions concrètes que nous gagnons de nouveaux droits pour les étudiants et faisons progresser notre vision du monde.
À la Cé, nous avons donc fait le choix du syndicalisme.L’expression de la société civile a trop souvent été passée sous silence.
Pour nous, l’existence de syndicats autonomes comme contre-pouvoirs est au contraire indispensable au bon fonctionnement de
notre démocratie.
Ainsi, en 2007, suite à l’interpellation des trois candidats à l’élection présidentielle,nous avons gagné une victoire importante pour les étudiants, la
première étape d’un changement de fond dans l’enseignement supérieur français :l’insertion professionnelle des étudiants,
comme troisième mission de l’université !
C’est seulement en étantfermes et
exigeantsque des changements porteurs d’avenir pourront voir le jour.
Cette année à Sciences Po er dans toutes les universités, on vote !Nous renouvelons nos représentants étudiants dans les différents conseils et au CROUS.
C’est pourquoi, avec la Cé, participer à l’action collective dès maintenant signifie construire la route qui mènera aux victoires de demain
!
Du 1er mai 1886 à aujourd’hui, le mouvement syndical est en perpétuelle mutation. C’est sa particularité, mais c’est aussi sa force. C’est ce qui en fait tout son attrait.
Le syndicat est à l’heure actuelle la plus ancienne forme active d’organisation. Pour le fondateur des bourses du travail,
Fernand Pelloutier, c’est par le syndicalisme qu’il est possible de construire une « société d’hommes fiers et libres ».
Aujourd’hui, aucun syndicat étudiant ne peut se suffire à lui-même, c’est préférer l’hypocrisie à la transparence que de le
nier. C’est pourquoi,nous avons signé un contrat d’association avec la CFDT le premier syndicat de salariés, fondé sur une
conception partagée du syndicalisme.
Des relations d’égal à égal entre nos deux organisations, permettent de formaliser un lien de coopération qui soit solide
et durable sans qu’il soit ni organique ni tutélaire.
La situation de l’étudiant est largement ouverte au-delà de l’université.De nombreuses problématiques lient le monde étudiant et le monde du travail.Avec la CFDT, cela nous permet de travailler sur le salariat étudiant et les jobs saisonniers, l’insertion professionnelle et encore la question des
stages...
Nous retrouvons également dans des actions communes comme lorsque nous avions soutenu le OUI au Traité Constitutionnel
Européen. Car nous sommes Européens,l’Europe c’est notre héritage et notre avenir. C’est dans ce cadre que doit se construire
l’université de demain.
Aujourd’hui, nous continuons à combattre la peur de l’autre et les extrêmes qui sont un frein à la
démocratie.Notre engagement en faveur des droits de l’homme et contre les totalitarismes s’inscrit dans un combat
global.
C’est pourquoi, 20 ans après la chute du mur de Berlin, nous devons rester vigilants et agir pour que la démocratie puisse
exister là où elle est niée.
La CFDT a soutenu le syndicat polonais Solidarnosc, il y a maintenant plus de 20 ans.À la Cé aussi, nous nous engageons au côté des démocrates qui luttent pour la libertécomme récemment en Iran lorsque que le gouvernement a réprimé dans le sang le mouvement étudiant.
Créer du lien social dans notre IEP, sur tous les campus en régions, dans nos cités U, notre quartier, puis notre
entreprise,c’est plus qu’un simple objectif de notre engagement, c’est aussi défendre une vision de la société mue par des valeurs fédératrices.
Nous refusons que notre avenir se fasse sans nous.Chacun d’entre nous peut apporter sa pierre à l’édifice : partout, nous prenons nos vies en main !
Une bataille politique s’engage Sciences Po et dans la société tout entière.Participe à une aventure collective, rejoins la Cé, et sois acteur du changement!
Lundi 19 octobre dernier, le Conseil de Direction de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, en présence de Monsieur le Directeur
Richard Descoings, a exprimé un vote favorable à une réforme de l’examen d’entrée à Sciences Po.
"Cette réforme va dans le bon sens"
Dorénavant, le concours aura lieu au mois de juin et comportera une épreuve orale pour les étudiants qui n’auraient pas atteint une certaine moyenne aux épreuves écrites. Les épreuves, comme
l’avait souhaité la Cé, se dérouleront également en région.
Cette réforme va dans le bon sens car, tout en réduisant un certain nombre de biais sociaux entretenus par cette procédure d’admission, elle permet de poser le débat de l’excellence et de
l’attractivité de Sciences Po.
Aujourd’hui, le seul examen d’entrée sélectif comme la simple mention « Diplôme de Sciences Po » ne suffit plus à valoriser les formations. En effet, c’est l’excellente
insertion professionnelle pour les étudiants à la sortie des masters, donc des taux de placements élevés, qui contribuent à l’attrait des formations et à la forte proportion d’élèves qui
passent le concours. L’excellence des formations académiques contribuent aussi à cette attractivité.
"S'engager sur l'excellence académique"
La Cé estime qu’il est important de continuer l’engagement pris par le projet Sciences Po : objectif 2013 sur l’excellence académique et les débouchés des masters pour permettre à
Sciences Po de conserver son attractivité. Car si demain cela venait à disparaître, ce n’est sûrement pas un concours aussi difficile soit-il qui maintiendra Sciences Po dans le top du classement
des universités à l’international.
Enfin, la Cé exige que cette réforme soit accompagnée par la constitution d’une cellule d’information. Elle devra permettre de communiquer aux
lycéens les changements apportés afin qu’il puisse se présenter à l’examen dans les meilleures conditions.
Lors du Conseil de Direction de SciencesPo du 19 Octobre, Richard Descoings a été interrogé sur le nouveau réglement limitant l'accées des étudiants des campus délocalisés à 5 prêts par
semestre.
La Confédération étudiante se félicite que le Directeur ait reconnu dans ce réglement une rupture de l'égalité entre les étudiants de Paris et ceux des campus délocalisés, rejoignant notre
position (voir l'article de la Cé à l'origine des négociations).
En ce qui concerne les solutions à apporter, Richard Descoings a approuvé dès à présent une augmentation immédiate du plafond de prêts afin de permettre à tous les étudiants d'étudier dans
de meilleures conditions pendant ce semestre.
Si notre position cohérente et des revendications claires dès le départ ont permis cette avancée concrète pour les étudiants, la Cé reste néanmoins vigilante concernant l'égalité d'accès aux
ressources pédagogiques entre étudiant de Sciences Po à l'avenir.
"Une position cohérente et des revendications claires"
Face au double discours de certaines organisations qui refusent les avancées concrètes devant les étudiants en les acceptant en Conseil, la Cé
s'engage seule par rapport à sa victoire:
Toute demande de prêt légitime qui serait à l'avenir refusée par la bibliothèque et signalée à la Cé sera portée devant la Direction. Pour nous, c'est une question d'efficacité et de
responsabilité syndicale.
Pour la Cé, l'augmentation des droits de scolarité crée des attentes légitimes des étudiants concernant l'amélioration des conditions d'études, notamment des bibliothèques à Paris et en région, la
rénovation et l'enrichissement de ces mêmes bibliothèques, l'engagement de nouveaux personnels. Ce sont des engagements qui font partie du projet Sciences Po 2013 et sur lequel la Cé continuera
d'être ferme et exigeante.
Intervention de la Confédération Etudiante au Conseil de Direction du 19 octobre
2009.
Nous débattons aujourd’hui d’une réforme de l’examen d’entrée à Sciences Po.
Deux conceptions qu’il faut aujourd’hui dépasser s’affrontent pourtant encore:
D’un côté, les partisans acharnés du concours républicain, ceux là même qui s’étaient engagés contre les Conventions
Education Prioritaire estiment que le concours confère à Sciences Po toute sa valeur.
D’un autre côté, les défenseurs du sacro-saint diplôme estime qu’il est la meilleure des protections pour les étudiants, alors aujourd’hui dans leurs tracts on lit que, parce qu’une
université est de banlieue ou bien de province, elle devrait être éliminée de la compétition d’une fictive émission « Nouvelle fac. »
Qu’est ce qui fait aujourd’hui la valeur du diplôme de Sciences Po ?
Selon nous, plus qu’un débat sur la réforme de l’examen en lui-même, il y a bien plutôt un débat sur qu’est ce qui
aujourd’hui fait réellement l’attractivité et l’excellence de Sciences Po.
Le seul concours d’entrée, ce n’est clairement pas cela qui permet aujourd’hui de donner aux formations de Sciences Po leur
valeur. La sélection, ce n’est rien d’autre que de choisir les meilleurs sur une épreuve donnée ; diversifions les épreuves, nous aurons probablement des profils différents. C’est pourquoi,
l’introduction d’une épreuve proche de l’examen du bac et d’un oral d’admission se justifie, notamment si l’on souhaite réduire les biais sociaux existants.
De la même manière, aujourd’hui les recruteurs comme les étudiants ne considèrent plus que c’est seulement le nom de
l’Ecole, le prestige ou l’histoire d’un diplôme mais bien plutôt les compétences acquises qui permettent de trouver un emploi sur le marché du travail et de réussir son projet de
vie.
D’abord, si autant d’étudiants se présentent à l’examen d’entrée, c’est bien parce que l’excellence académique de nos
formations est reconnue. C’est d’ailleurs sur la constante amélioration des enseignements, en concertation avec les étudiants, qu’il est juste de s’engager.
"S’engager sur l’excellence académique et les débouchés des filières"
Ensuite, et c’est la première réponse qu’un étudiant d’université donne lorsqu’on lui demande pourquoi il souhaite rentrer
dans un grand établissement : l’excellente insertion professionnelle, c’est-à-dire le taux de placement des étudiants à la sortie du diplôme. En effet, il est aujourd’hui connu de
tous que les masters de Sciences Po permettent de trouver un emploi très rapidement. De même, l’existence d’excellente formations qui conduisent vers la fonction publique, explique en partie
pourquoi autant d’étudiants tentent l’examen d’entrée.
En effet, dans une époque, où l’emploi privé fait douter, l’emploi public apparaît comme une alternative bien plus
sûre.
S’engager sur l’excellence académique et les débouchés des filières, c’est ce qui permettra à Sciences Po de conserver son
attractivité car si demain tout cela venait à disparaître, ce n’est sûrement pas un concours aussi difficile que faire se peut ou un diplôme aussi connu
qu’il puisse être qui maintiendra Sciences Po dans le top du classement des universités à l’international.
Pour toutes ces raisons, j’apporte, au nom de la Confédération étudiante, un vote favorable au projet de résolution qui nous
est présenté.
Les étudiants ont gagné. Lors de la commission paritaire d'hier, leur demande d'une réponse rapide a été défendue fructueuseusement par la Cé.
Comme les étudiants, la Cé a, plutôt que des revendications trop générales, porté haut et fort dès le départ des revendications CLAIRES et CONCRETES, à savoir l'augmentation IMMEDIATE du plafond de
prêt de 5 à 20 ouvrages (voir l'article), et cela a marché.
La Cé a, grâce au soutien d'autres élus, a pu imposer sa vision de la justice et de la démocratie à Sciences Po et rappelé à la direction que la cohérence pédagogique et l'égalité des droits ("à
Paris ou en région, mêmes droits de scolarité, mêmes droits, ") est une exigence permanente de étudiants et une composante fondamentale du succés des campus délocalisés et d'une politique
internationale ambitieuse et réussie de Sciences Po.
C'est une victoire concrète des étudiants. Néanmoins nous restons vigilants. Car le large soutien et le succés RAPIDE des revendications de la Cé doit permettre de discuter dans la période à venir,
d'autres propositions pour l'amélioration de l'accés aux ressources pédagogiques sur tous les campus.
Question douloureuse pour 600 étudiants en cette période de rentrée. Sciences Po oublierait-il parfois que les étudiants des campus délocalisés sont des étudiants à part entière, avec les mêmes
devoirs, les mêmes droits de scolarité, mais aussi les mêmes droits, comme l’accès à l’ensemble des ressources documentaires que possède notre grande école?
“Une des plus riches collections européennes” qui doit être accessible à TOUS!
Sciences Po le revendique, la documentation est une de ses missions fondamentales, et la bibliothèque possède et offre aux étudiants un ensemble de “920 000 volumes d'ouvrages ou de titres de
périodiques reliés”, comme on peut le lire sur le site de la bibliothèque.
Pourtant, les campus en région de Nancy, Dijon, Menton, Le Havre et Poitiers, qui sont des symboles de la réussite de la politique
internationale de Sciences Po, sont soumis depuis cette rentrée à un rationnement inacceptable des prêts qui pose la question fondamentale des moyens mis en place dans le cadre de la politique
d'excellence de Sciences Po.
Ainsi, d’après le nouveau réglement de la bibliothèque, un étudiant du campus de Paris peut emprûnter jusqu’à 15 documents simultanément, alors qu’un étudiant en région voit sa capacité d’emprûnt
limitée à 5 articles et 5 ouvrages du mois de septembre au mois de janvier,soit
pour tout le premier semestre, puis à nouveau les mêmes limitations pour le deuxième semestre.
Ce sont donc plus de 600 étudiants qui voient leur capacité de prêt limitée pour cette nouvelle année, alors que les bibliothèques en région ne sont pas
extensibles à court terme et les ressources des villes des campus inégales.
Pour la Cé, l’ambition internationale et multiculturelle de Sciences Po et la réussite de ses étudiants passe par une politique pédagogique cohérente et par la mise à disposition des étudiants
des ressources nécessaires à leur réussite. Il s’agit également d’une question de justice entre étudiants soumis au même réglement et payant les même droits de scolarité.
Pour ces raisons la Cé exige:
-l'égalité entre tous les étudiants concernant le prêt d'ouvrages, avec une augmentation immédiate du plafond de prêt à 20 articles et 20 documents par semestre pour les étudiants des campus en
régions.
-des propositions claires concernant l’élargissement des bibliothèques sur les campus en région.
Ferme et exigeante, la Confédération étudiante restera mobilisée au coté des étudiants jusqu'à ce que des solutions satisfaisantes soient trouvées.
DES AUJOURD’HUI DES CHANGEMENTS PORTEURS D’AVENIR !
Sciences Po s’est engagé dans un processus de transformation profonde. Pour rester à la pointe de l’excellence et continuer à attirer les meilleurs étudiants, Sciences Po doit définitivement
devenir une université sélective largement ouverte à l’internationale. Cependant, il reste beaucoup à faire, notamment au plan de la justice sociale et de l’égalité des chances.
Des changements concrets en faveur des étudiants !
L’année dernière, nous avons obtenu une profonde réforme du premier cycle qui offrira à partir de 2011 à tous les étudiants une formation fondamentale de qualité. Il est prévu une plus grande
souplesse dans le choix des cours et la mise en place de cours spécifiques qui remplacent définitivement des cours généraux très critiqués.
C’est l’aboutissement d’une revendication de longue date portée par la Cé !
Pour la Cé, le système de progressivité des droits obéit à un impératif de justice sociale. Il s’agit de faire contribuer chaque étudiant en fonction de ses moyens. En 2009, le projet Sciences Po
objectif 2013 fait augmenter fortement les droits de scolarité. Alors que le nouveau système de droits proposé par la direction était socialement injuste, la Cé met en place un rapport de force et
obtient :
- le gel des cinq premières tranches des droits,
- le relèvement du plafond d’exonération ce qui permet à un plus grand nombre d’étudiants d’être exonéré,
- la création d’une tranche supplémentaire pour augmenter la progressivité du barème, en faveur des classes moyennes.
Grâce à la Cé, ce sont donc des centaines d’étudiants qui paieront moins de droits de scolarité cette année !
La Cé agit de façon autonome et refuse la tutelle de tout parti politique. Notre syndicalisme est un lieu d’engagement nécessaire pour ceux qui combattent le repli sur soi et qui défendent les
valeurs de liberté, responsabilité et justice sociale.
Nous sommes une force de conviction qui réunit des étudiants de différents horizons. Nous sommes convaincus qu’être étudiant à Sciences Po nous encourage à nous intéresser à ce qu’il se passe dans
les universités et dans la société de manière générale.
Car une bataille politique s’engage pour toute notre génération. Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est construire l’avenir et transformer en profondeur la société de demain.
Après 4 mois de concertations auxquelles la Confédération étudiante a activement participé, le Livre Vert sur la politique de la jeunesse a été présenté mardi 7 juillet à la
presse.
Lors de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy le 23 janvier dernier, la Confédération étudiante avait interpellé le chef de l'Etat sur la nécessité de mettre en place des mesures immédiates en termes
de financement de parcours et d'insertion professionnelle ainsi que de tracer des perspectives d'avenir innovantes pour les jeunes.
Des mesures immédiates qui répondent à l’urgence de la situation
Le contexte actuel de crises étroitement lié à la montée en puissance du chômage des jeunes pose un certain nombre de questions sur l'investissement de l'Etat pour sa jeunesse.
Plusieurs propositions du Livre Vert apportent des solutions à des situations inacceptables dénoncées par la Confédération étudiante depuis plusieurs années. Augmenter le niveau de formation
ainsi que le taux d'emploi des jeunes étant un enjeu majeur identifié, les propositions suivantes vont dans le bon sens:
-augmentation des bourses en nombre et en volume afin de permettre à un plus grand nombre d'accéder à une formation, notamment les classes moyennes exclues du système actuel.
-aide à la recherche du premier emploi avec un accompagnement et des ressources adaptées à cette période particulière de transition.
-portefeuille de compétences comme outil d’aide à l’orientation et pas comme nouveau dispositif d’évaluation.
-interdiction des stages hors-cursus
-le développement de l'alternance, en particulier dans l'enseignement supérieur.
Des mesures de long terme qui méritent des expérimentations
Dès le début de la commission, la Confédération étudiante avait défendu un système à plusieurs niveaux, excluant ainsi la solution unique pour répondre aux besoins spécifiques des jeunes en
ressources et estime ainsi que le dispositif universel ne doit pas faire disparaître les aides déjà existantes, les bourses sur critères sociaux par exemple.
Pour la Confédération étudiante, la proposition d'allocation universelle contractualisée, attribuée sous conditions de ressources et de projet pourrait être une piste à creuser.
Seulement, telle que présentée dans le livre vert, plusieurs données manquent, notamment la notion de contre-partie et de responsabilité partagée entre l'Etat et le jeune.
La commission n'ayant pas tranché sur cette question des ressources, la Confédération étudiante demande que les expérimentations à ce sujet soient mises en oeuvre et évaluées rapidement.
Victoire: bonification du salariat étudiant
Proposition phare de la Confédération étudiante, la bonification de chaque heure travaillée a été retenue par la Commission (comme proposition et pour expérimentation) afin de
ne pas inciter les étudiants à travailler plus d'un mi-temps et pour qu'ils puissent cumuler emploi et études. En effet, 40% des étudiants travaillent pendant l'année universitaire et
aujourd'hui, leur situation n'est pas assez prise en compte, ni par l'université ni par les employeurs. Pourtant, le salariat étudiant agit comme un levier d'insertion professionnelle
durable.
Par ailleurs, la Confédération étudiante soutient le principe validé par la commission de soutenir tous les revenus des jeunes, grâce à un dispositif type rSa complément de
revenu.
Enfin, la Confédération étudiante salue l'ambition des perspectives tracées pour la jeunesse et demande au gouvernement des avancées concrètes, au-delà des expérimentations
nécessaires, pour répondre aux besoins urgents des jeunes, en particulier les jeunes les plus démunis.
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