Conseil de direction du 14 décembre: Non à une nouvelle augmentation totalement arbitraire

Publié le par Confédération Etudiante Sciences Po

Le lundi 14 décembre se tenait sur le campus de Paris un Conseil de direction, rassemblant les représentants du personnel, des enseignants et des étudiants. Les deux votes principaux qui ont eu lieu concernaient la réforme d’accès au collège universitaire et une augmentation des frais d’inscriptions!

La réforme d’accès au premier cycle correspond aux revendications que nous avions émises lors du débat public entre les syndicats et Richard Descoings. Le concours aura lieu en juin et comportera une épreuve orale.

Comme l’avait souhaité la Cé, les épreues écrites se dérouleront également en région, sur les sites les campus délocalisés. Elles seront au nombre de quatre : culture générale, histoire, langue et une épreuve à option (littérature, mathématiques appliquées ou un sujet sur documents et tableaux statistiques). Cette réforme de l’admission correspond à notre volonté d’avoir un concours moins discriminant socialement  et plus ouvert à l’ensemble du territoire français et nous en sommes satisfaits.

La Cé a par contre voté contre l’augmentation des frais de scolarité de 3% en moyenne par tranche.


Il y a un an, la Cé avait, contrairement à l’UNEF, participé aux négociations et voté pour la réforme des frais de scolarité car l’augmentation s’accompagnait d’un projet de développement à long terme de notre établissement, le projet Sciences Po 2013, qui prévoyait le refondamentalisation du premier cycle et l’ouverture  à l’international.

D’autre part, cette réforme permettait plus de justice sociale avec l’instauration de droits progressifs. Les boursiers et les élèves dont le revenu des parents est en dessous de 37000 euros sont depuis exonérés de droits.

Mais l’augmentation proposée aujourd’hui par Richard Descoings est innacceptable. Tout d’abord, il n’y a pas eu de concertation avec les représentants étudiants, ce que nous regrettons. Ensuite, nous ne pouvons accepter une nouvelle augmentation, six moins après la dernière, qui n’implique aucune nouvelle réforme ou mesure allant dans le sens des étudiants. Enfin et surtout, cette augmentation ne peut être assimilée à un ajustement dû à une évolution du niveau des prix car elle est de 3% en moyenne pour chaque tranche alors que l’inflation s’élève à 0,2% en France en 2009. D’autre part, les étudiants dont le foyer fiscal des parents n’est dans l’Union Européenne voient les frais s’élever encore. La Cé avait réussi l’année dernière à ramener leur frais de 13000 à 12000 euros par an. Mais la direction a proposé aujourd’hui une augmentation de 500 euros.

Nous restons mobilisés sur toutes ces questions.

Publié dans Comptes-rendus

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